Les plus gros flops du cinéma, du pire au moins pire
Des tournages qui dérapent, des budgets qui explosent et des sorties calamiteuses : les naufrages les plus marquants de l'histoire du cinéma, classés par ampleur du fiasco.
Publié le 11 septembre 2026
Un budget qui explose en cours de tournage, un scénario qui ne tient plus debout au montage, une star qui n’arrive pas à sauver un film déjà perdu : le cinéma a produit certains des flops les plus étudiés de l’industrie du divertissement. Certains de ces naufrages ont coulé des studios entiers, d’autres sont devenus, avec le temps, des classiques du mauvais goût qu’on regarde justement pour en rire. Voici les plus gros flops du cinéma, classés du score de flop le plus élevé au plus faible.
Heaven’s Gate, le naufrage de 1980Le western de Michael Cimino devait confirmer le triomphe de « Voyage au bout de l’enfer ». Son budget a explosé jusqu’à 44 millions de dollars pour 3,5 millions récoltés en salles, précipitant la vente du studio United Artists.
Score 5/5 — Flop légendaire44 000 000 USD (1980)
Battlefield Earth, le naufrage de John Travolta (2000)Porté à l’écran par John Travolta, qui y investit 5 millions de dollars de sa poche, Battlefield Earth, adapté d’un roman du fondateur de la Scientologie, essuie un massacre critique quasi unanime et rafle sept Razzies. Une fraude sur le budget déclaré précipite ensuite la faillite du studio.
Score 4/5 — Flop historique43 000 000 USD (2000)
Cutthroat Island, le naufrage de Carolco (1995)Présenté comme le film de la reconquête pour le studio Carolco, le film de pirates Cutthroat Island engloutit plus de 100 millions de dollars sans jamais trouver son public. Le studio, déjà fragilisé, fait faillite un mois avant même la sortie du film en salles.
Score 4/5 — Flop historique147 000 000 USD (1995)
John Carter, le fiasco à 307 millions (2012)Adaptation d’un roman de 1912, John Carter coûte à Disney environ 307 millions de dollars en production et marketing pour 282,7 millions de recettes mondiales. Le studio enregistre une perte nette de 200 millions et son président démissionne un mois après la sortie.
Score 4/5 — Flop historique307 000 000 USD (2012)
Gigli, le naufrage cinématographique de Bennifer (2003)Porté par le couple vedette Ben Affleck et Jennifer Lopez, alors au cœur de toutes les attentions médiatiques sous le surnom de « Bennifer », le film romantique Gigli s’effondre au box-office et rafle les six principaux Razzies de l’année, devenant le symbole même de l’échec hollywoodien.
Score 3/5 — Gros flop68 300 000 USD (2003)
Cats et son pelage numérique raté (2019)Adaptation de la comédie musicale culte, Cats habille ses acteurs d’un pelage généré par ordinateur jugé dérangeant par la critique comme par le public. Le film, sorti en décembre 2019, perd jusqu’à 114 millions de dollars pour Universal Pictures.
Score 3/5 — Gros flop100 000 000 USD (2019)
Ishtar, le flop devenu synonyme d’échec (1987)Comédie réunissant deux stars, Warren Beatty et Dustin Hoffman, Ishtar voit son budget doubler au fil d’un tournage compliqué dans le désert marocain. Sorti en 1987, le film ne rapporte que 14,4 millions de dollars pour un budget de 51 millions, devenant le symbole du bide hollywoodien.
Score 3/5 — Gros flop51 000 000 USD (1987)
Waterworld, le naufrage budgétaire de 1995Tourné en pleine mer avec des décors flottants inédits, Waterworld devient en 1995 le film le plus cher jamais produit, à environ 175 millions de dollars. Accueilli froidement par la critique, il ne redevient rentable que des années plus tard grâce à la vidéo et à la télévision.
Score 3/5 — Gros flop175 000 000 USD (1995)
The Room, du désastre au classique culte (2003)Financé intégralement par son réalisateur et acteur principal Tommy Wiseau, The Room accumule les incohérences de scénario et de jeu au point d’être qualifié de « Citizen Kane des mauvais films ». Sorti dans l’indifférence en 2003, il devient une sensation culte des séances de minuit.
Score 2/5 — Beau flop6 000 000 USD (2003)