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Pourquoi Vanilla Ice a-t-il dû payer 4 millions de dollars pour un sample nié pendant des années ?

Le tube « Ice Ice Baby » reprend note pour note la ligne de basse de « Under Pressure », de Queen et David Bowie. Vanilla Ice nie longtemps toute ressemblance avant de finir par racheter les droits du titre original pour environ 4 millions de dollars.

Pièce n°033Par Anthony R. · Publié le 26 mai 2026Score 3/5 — Gros flopAnecdote courte

Le contexte

En 1990, le rappeur américain Vanilla Ice, de son vrai nom Robert Van Winkle, connaît un succès fulgurant avec « Ice Ice Baby », premier titre hip-hop à atteindre la première place des classements américains, porté par un single qui se vend à plusieurs millions d’exemplaires en quelques mois seulement. Le morceau s’appuie sur une ligne de basse immédiatement reconnaissable, reprise quasiment à l’identique de « Under Pressure », le titre publié en 1981 par Queen et David Bowie.

La décision

Interrogé sur cette ressemblance frappante, Vanilla Ice nie catégoriquement tout emprunt, affirmant dans plusieurs interviews que sa ligne de basse est différente de l’originale parce qu’il y a inséré une note supplémentaire entre deux temps — une justification qui ne convainc ni les musiciens ni le public familier des deux titres.

La chute

Queen et David Bowie menacent d’engager une action en justice pour violation de droits d’auteur. Plutôt que d’aller au procès, les parties trouvent un accord à l’amiable : Vanilla Ice obtient les crédits d’écriture du titre pour Freddie Mercury, Bowie et les membres de Queen, et accepte de leur verser environ 4 millions de dollars pour racheter directement les droits d’édition de « Under Pressure », un montant qu’il expliquera plus tard avoir jugé finalement plus avantageux que de continuer à verser des royalties sur la durée.

Et depuis ?

L’épisode reste l’un des cas les plus cités de l’histoire du sampling musical non crédité, souvent utilisé pour illustrer les risques financiers et réputationnels d’une reprise non autorisée, aggravés ici par le déni public de l’artiste plutôt que par l’emprunt en lui-même. Il continue d’être étudié dans l’enseignement du droit d’auteur musical comme exemple de règlement à l’amiable évitant un procès dont l’issue, compte tenu de la ressemblance des deux lignes de basse, paraissait alors peu incertaine.

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Sources

  1. Queen & David Bowie v. Vanilla Ice — Music Copyright Infringement Resource (George Washington University)
  2. “Ice Ice Baby” and the David Bowie-Queen Legal Battle That Tainted Vanilla Ice’s Career — American Songwriter